Portrait de joaillier – HÉLÈNE COURTAIGNE DELALANDE

Rencontre avec la joaillière
HÉLÈNE COURTAIGNE DELALANDE.

La joaillière Hélène Courtaigne Delalande nous ouvre les portes de son atelier, un joli écrin baigné de lumière, niché dans sa maison à Boulogne-Billancourt.
À la façon d’un cabinet de curiosité, celui-ci est habité d’objets insolites, de coquillages et de bijoux : un univers à l’image de la créatrice.

Issue du monde de la publicité, Hélène Courtaigne Delalande décide d’abandonner sa carrière au profit de sa passion pour les bijoux, passion qui l’anime depuis son plus jeune âge.
Elle passe alors trois années à l’établi d’une créatrice joaillière afin d’acquérir le savoir-faire ; en 2000, elle crée sa propre marque.

Depuis qu’elle pratique ce métier, elle imagine, conçoit, façonne, des bijoux en or jaune et gemmes de couleurs. Son empreinte : un or spécifique aux reflets citronnés, mat. L’utilisation de son propre mélange d’or et le travail que la créatrice apporte à la matière aboutit à ce rendu « signature », qui capte si intensément la lumière.

Hélène Courtaigne Delalande travaille selon son inspiration du moment, à partir d’une pierre ou d’un projet de bijou, ou encore selon des demandes sur-mesure en concertation avec ses clientes. Le dessin n’est pas forcément nécessaire, sauf pour des pièces complexes comme la bague New-York, la bague Éventail en perles d’opale (grande illustration), ou la série des Fleurs Planétaires.

Pour enrichir sa collection de pierres, la joaillière effectue chaque année un grand voyage gemmologique, d’où elle rapporte saphirs étoilés, opales, et autres pierres fascinantes. Afin de parfaire ses connaissances, elle suit par ailleurs une formation universitaire de gemmologie : elle dédie son mémoire à l’opale, une pierre qu’elle affectionne particulièrement pour ses reflets bleutés, emprunts de mystère.

Hélène Courtaigne Delalande crée aussi bien des bracelets, des boucles d’oreilles, et des bagues pour lesquelles elle a une appétence toute particulière. L’alternance du rendu mat et brillant est récurrente sur l’ensemble de ses créations, captant ou renvoyant la lumière selon l’orientation du métal. Parmi ses bijoux, certains y reconnaîtront une inspiration antique, romaine voire égyptienne. Néanmoins, la créatrice laisse libre cours à son imagination : au fil de ses bagues notamment, les pâquerettes (bagues Daisy) côtoient les planètes (collection Fleurs Planétaires) et Manhattan (bague New-York).

Prochainement, quelques bijoux emblématiques des créations Hélène Courtaigne Delalande figureront à la vente aux enchères Audap et Mirabeau, entièrement dédiée aux joailliers créateurs (dans le cadre du Circuit Bijoux): la vente aura lieu le 11 février 2014 à la salle Drouot Richelieu du 9e arrondissement parisien.

Portrait de joaillier – HÉLÈNE COURTAIGNE DELALANDE

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